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Jardin botanique de Lyon dans le Rhône

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Jardin botanique de Lyon

  • Parc de la Tête d'Or
  • 69006 Lyon
Jardin botanique de Lyon
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Jardin botanique de Lyon 
Jardin botanique de Lyon 
69006 Lyon, Parc de la Tête d'Or

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1796
Création initiale
1803
Jardin municipal
1856
Acquisition du parc
1857
Installation actuelle
1860-1880
Construction des serres
1899
Agrandissement de l'orangerie
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Jean-Emmanuel Gilibert - Botaniste et fondateur Dirigea le jardin de 1796 à 1808.
Claude-Marius Vaïsse - Sénateur-maire de Lyon Initiateur du parc de la Tête d'or.
Denis Bühler - Paysagiste Conçut le parc et le jardin botanique.
Nicolas Charles Seringe - Directeur et enseignant Cours publics dans l’orangerie (1831).
Gustave Bonnet - Ingénieur et directeur Structura les collections en 1859.
Juliette Babin - Directrice actuelle En fonction depuis 2022.

Origine et histoire

Le jardin botanique de Lyon trouve ses origines en 1796, lorsque le jardin du couvent de la Déserte sur les pentes de la Croix-Rousse fut transformé en jardin botanique sous l’impulsion de Poullain-Grandprey et de l’Administration centrale du Rhône. En 1803, il devint municipal sous le nom de Jardin des Plantes, abritant dès 1805 quelque 4 000 plantes indigènes et exotiques. Sa création fut dirigée par le botaniste Jean-Emmanuel Gilibert, médecin et figure majeure de la botanique lyonnaise. Ce premier site, malgré son succès éducatif, fut remplacé par un projet plus ambitieux au milieu du XIXe siècle.

Le projet actuel naquit en 1856, lorsque la ville de Lyon acquit le terrain marécageux des Brotteaux pour y créer le parc de la Tête d’or, sous l’égide du sénateur-maire Claude-Marius Vaïsse et du paysagiste Denis Bühler. Le jardin botanique y fut intégré dès 1857, avec des missions claires : éducation, conservation et recherche. Entre 1860 et 1880, des serres tropicales furent construites pour abriter des flores équatoriales, tandis qu’une orangerie historique, démontée pierre par pierre depuis l’ancien site, fut réinstallée pour hiverner les plantes frileuses. Les collections s’enrichirent rapidement, incluant un arboretum, une école de botanique, et des espaces dédiés aux plantes médicinales ou fruitières.

L’orangerie, élément emblématique, connut plusieurs transformations. Construite initialement en 1819-1820 sur le site de la Déserte, elle fut déplacée en 1857 dans le nouveau parc, le long de la voie ferrée. Malgré des problèmes récurrents de toiture et d’entretien, elle servit d’abri hivernal pour les orangers et agrumes jusqu’au XXe siècle. En 1899, un agrandissement de 230 m2 fut réalisé pour répondre aux besoins croissants, mais son usage évolua : aujourd’hui, elle accueille principalement des expositions, ayant perdu sa fonction originelle.

Les collections vivantes du jardin, réparties entre serres et espaces extérieurs, comptent parmi les plus remarquables de France. On y trouve des roseraies historiques, des plantes alpines adaptées au climat lyonnais, des bambous, des orchidées, et des géophytes méditerranéennes. L’herbier, fort de 213 000 spécimens collectés depuis le XVIIe siècle, soutient la recherche botanique, tandis que la graineterie préserve plus de 5 000 espèces de graines, participant à des échanges internationaux. La bibliothèque, avec ses 6 000 ouvrages dont 500 antérieurs au XVIIIe siècle, complète ce dispositif scientifique.

Le jardin botanique a été dirigé par une succession de botanistes renommés, depuis Jean-Emmanuel Gilibert (1796-1808) jusqu’à Juliette Babin (depuis 2022). Chaque directeur a marqué son époque, comme Nicolas Charles Seringe, qui assura des cours publics dans l’orangerie dès 1831, ou Gustave Bonnet, ingénieur ayant structuré les collections en 1859. Les missions du jardin — conservation, éducation et recherche — restent inchangées, avec des ateliers publics et des visites guidées organisés par le service Lyon Nature.

Aujourd’hui, le jardin botanique de Lyon allie patrimoine historique et innovation. Ses serres, dont celle de Madagascar, abritent des espèces rares, tandis que les espaces extérieurs, comme le jardin alpin ou la roseraie, illustrent la diversité botanique. Classé parmi les jardins remarquables, il reste un lieu clé pour la préservation de la biodiversité et la sensibilisation du public, tout en conservant les traces de son passé, comme l’orangerie ou les arbres centenaires du parc.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Ouverture : Conditions de visites sur le site officiel ci-dessus
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